Témoignage28 avril 20264 min de lecture

D'aide-soignant à fondateur : l'histoire d'Alan Valet

Quatre ans d'intérim partout en France, puis deux ans en EMS Alzheimer près de Genève. Pourquoi Alan a fondé Choeur Médical, et ce que ça change.

Alan Valet, fondateur de Choeur Médical, en tunique blanche dans un couloir de service
L'essentiel en 30 secondes
  • Aide-soignant diplômé en 2020, quatre ans d'intérim partout en France : urgences, EHPAD, psychiatrie, SSR.
  • Puis deux ans dans un EMS Alzheimer à Genève, pour voir comment un autre système organise le soin.
  • Choeur Médical, c'est l'agence que j'aurais aimé trouver : placer un soignant, c'est composer une équipe.

À 25 ans, je monte Choeur Médical : ce que j'aurais aimé trouver quand j'étais aide-soignant.

1. Six ans de terrain, dans à peu près tous les services

Diplômé de l'IFAS de Bourges en 2020, j'ai fait un choix peu courant : au lieu de m'installer dans un seul établissement, j'ai voulu voir le métier sous tous ses angles. Quatre ans en intérim partout en France, dans des structures de tailles très différentes :

  • Urgences : la cadence, le flux continu, la coordination immédiate avec les IDE et les médecins.
  • EHPAD : la vie d'équipe sur le long terme, le lien avec les résidents et les familles, les ratios qui font tout basculer.
  • Cardiologie et chirurgie : des protocoles précis, une rigueur sur les gestes et la surveillance post-opératoire.
  • SSR : la réautonomisation, le travail au long cours, la coordination avec les kinés et les ergothérapeutes.
  • Hôpital psychiatrique : un autre métier dans le métier. La posture, l'écoute, la gestion de crise.

Même diplôme à chaque fois, jamais le même quotidien. Une AS qui a passé six ans en EHPAD ne fera pas les urgences sans formation, et inversement. Cette évidence, beaucoup d'agences la zappent quand elles proposent des candidats.

2. Deux ans en Suisse pour voir comment ils font

Je suis ensuite parti deux ans en Suisse, dans le canton de Genève, dans un EMS spécialisé Alzheimer. Ni la fuite ni le salaire : l'idée était de voir comment un autre système organise le travail des soignants.

Ce que j'ai retenu, sans angélisme :

  • Les ratios résidents/AS y sont souvent meilleurs, mais pas partout. Certains EHPAD français privés indépendants tiennent des ratios tout à fait honorables.
  • L'avis du soignant compte nettement plus dans les transmissions.
  • La logistique (matériel, charge papier) y est plus fluide. Mais c'est une question d'organisation interne, pas de pays.

Je suis rentré avec une idée claire : des EHPAD privés français font très bien tourner leur structure, mais on les trouve difficilement.

3. Pourquoi le recrutement médical actuel ne marche pas

Pendant six ans, j'ai vu défiler des collègues qui changeaient d'établissement, démissionnaient, se faisaient harceler sur LinkedIn. J'ai aussi côtoyé des directions qui payaient des honoraires importants à de grands réseaux nationaux et se retrouvaient avec des candidats inadaptés.

Le constat est le même des deux côtés :

  • Côté établissement : on me présente des CV qui ne correspondent pas au besoin, personne ne connaît vraiment la spécificité de mon EHPAD, et le candidat repart à 2 mois.
  • Côté soignant : on me parle comme à un produit, on me propose des postes que je n'aurais jamais choisis si on m'avait écouté, et mes infos perso traînent partout.

La plupart des intermédiaires du médico-social sont tenus par des commerciaux purs, qui n'ont jamais fait une nuit en service. Ils ne savent pas distinguer un EHPAD où l'équipe tient depuis dix ans d'un EHPAD où le turnover est de 60 % par an. Donc ils placent au volume, pas à la qualité.

4. Pourquoi « Choeur Médical » et pas autre chose

Choeur, parce qu'une équipe soignante qui marche, c'est une équipe qui chante ensemble. Quand un AS s'en va, c'est une voix qui manque, et le rythme se casse pour tout le monde.

Médical, parce que c'est notre périmètre : le soin et le médico-social partout en France, EHPAD privés en priorité au démarrage, mais aussi cliniques, hôpitaux, SSR et HAD.

Le logo, une portée musicale qui se transforme en stéthoscope, rappelle chaque jour que placer un soignant, ce n'est pas envoyer un CV. C'est composer une équipe.

5. Mes engagements

Je ne promets pas ce que je ne peux pas tenir tous les jours.

  • Je connais le terrain de l'intérieur. Je comprends la différence entre un poste sur l'aile Alzheimer et un poste en SSR, entre une nuit à 2 AS et une nuit à 4 AS, entre un cadre formé au management et un cadre parachuté.
  • Je me déplace quand c'est utile. Si une visite apporte de l'information, on la fait. Sinon, je ne fais pas perdre une demi-journée à une directrice qui a déjà 50 dossiers sur son bureau.
  • Je dis la vérité aux candidats sur les conditions réelles. Salaire, prime Ségur, ratios, ambiance d'équipe, turnover : tout ce que je sais, je le dis. Quand je ne sais pas, je le dis aussi.
  • Je préfère ne pas envoyer plutôt que mal envoyer. Si je ne suis pas convaincu qu'un soignant tiendra sur la mission, je refuse plutôt que de chercher un remplaçant en urgence deux jours plus tard.
  • Mes conditions sont annoncées dès le premier échange. Pas de devis opaque ni de négociation sous pression.

6. Et maintenant ?

La SAS est immatriculée depuis le 27 mai 2026, le site est en ligne, les premières missions et les premiers contacts sont lancés.

L'intérim, déjà actif : c'est le cœur de l'activité. Cadre d'intérim classique : contrats, paie et garantie financière légale sont assurés par notre agence d'intérim partenaire.

Le développement : EHPAD, MAS, IME, FAM et cliniques, en démarrant dans le Cantal et les départements voisins, là où les établissements peinent le plus à trouver des remplaçants, puis sur le bassin Roanne, Lyon et Saint-Étienne. L'objectif n'est pas le volume, c'est la qualité des missions et la fidélité des soignants comme des établissements.

Vous êtes directeur ou directrice d'EHPAD privé et vous voulez tester une équipe qui ne fonctionne pas comme les gros réseaux nationaux ? Parlons-nous, ou appelez le 04 65 84 68 56.

Vous êtes aide-soignant, infirmier, IDEC ou jeune diplômé d'IFAS ou d'IFSI ? Déposez votre dossier dans l'application. C'est moi qui le regarderai.

Alan Valet, le 28 avril 2026 (mis à jour le 26 septembre 2026).